de Christophe Pellet
Grand prix de littérature dramatique 2009
L’Arche est éditeur et agent théâtral du texte représenté
ÉQUIPE ARTISTIQUE
mise en scène Matthieu Roy
collaboration artistique Johanna Silberstein
scénographie Gaspard Pinta
costumes Isabelle Deffin
création lumières Manuel Desfeux
création de l’espace sonore Mathilde Billaud
régie son Alban Guillemot
régie générale et lumières Gabriel Galenne
photographies Alain Fonteray
administration et production Jean-Baptiste Pasquier – Bureau formART
DISTRIBUTION
thomas blanguernon Philippe Canales
PRODUCTION
La Cie du VEILLEUR, associée à la Maison du Comédien Maria Casarès soutenue par le Ministère de la Culture et de la Communication dans le cadre d’un compagnonnage avec Christophe Pellet.
Coproduction avec le Théâtre de Thouars, Scène Conventionnée.
Avec le soutien de la Région Poitou-Charentes.
La pièce a été créée au cours des 11èmes rencontres d’été de la Maison du Comédien Maria Casarès à Alloue les 2 et 4 juillet 2010 puis reprise au Théâtre de Thouars les 18 et 19 novembre 2010.
TOURNÉES
saison 2010/2011
» Maison du Comédien Maria Casarès à Alloue, Montreuil, les 02 et 04 juillet
» Le Théâtre de Thouars, Scène Conventionnée, les 18 et 19 novembre
saison 2011/2012
» Fabrique MC11, Montreuil, les 22 et 23 octobre 2011
» La Maison des 3 Quartiers à Poitiers, les 2 et 3 février 2012
NOTE D’INTENTION DE MISE EN SCÈNE
thomas blanguernon :
(Il ne faut pas que j’arrête de penser, pensais-je, c’est la seule chose qui me reste…)
Sur la scène d’un Centre dramatique national, « une entreprise culturelle de l’État français », un jeune auteur d’ouvrages dramatiques Thomas Blanguernon doit tenir une conférence. Seulement avant même qu’elle ne débute, il regrette d’avoir accepté cette compromission : « une erreur fatale » qui sera le point de départ d’un long monologue.
Christophe Pellet nous livre les pensées intérieures de ce jeune artiste qui prend distance avec le système dans lequel il évolue : système d’autant plus pervers qu’il broie, selon lui, les êtres mêmes qui le constituent. Comme dans la plupart de ses textes, Pellet nous donne à voir et surtout à entendre la détresse sensible d’un homme qui se sent exclu, en marge d’un monde dont il saisit trop bien les rouages de sa mécanique. Avec une ironie mordante, qui n’est pas sans rappeler les procédés littéraires de Thomas Bernhard, il dresse le portrait d’une petite société hiérarchisée qui défaille.
En écrivant La conférence – qui a reçu en 2009 le Grand prix de littérature dramatique – Christophe Pellet nous offre la possibilité de réfléchir sur un système que nous savons désormais fragile et précaire : celui du théâtre public dit subventionné. Mais cette œuvre ne s’adresse pas uniquement à nous, gens de théâtre qui savons combien sont intrinsèquement liés le pouvoir politique et les conditions de la création artistique contemporaine, puisqu’elle dénonce surtout l’organisation d’un petit monde qui se suffit à lui-même.
Nous chercherons à faire entendre au-delà de cette situation théâtrale, les échos de cette conférence avec le monde de l’entreprise moderne : comment un individu peut-il encore s’épanouir dans un système dont il n’est considéré que comme l’un des rouages ? Quelles vexations doit-il subir et quels compromis est-il prêt à accepter sans se sentir corrompu dans tout son être ?
Sur le plateau nu du théâtre, nous suivrons le cheminement d’un être aux prises avec les spectres vivants et morts qui hantent sa réalité d’homme et d’artiste.
Matthieu Roy
VIDÉO
reportage france 3
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