L’amour conjugal

d’après le roman d’Alberto Moravia
Traduit de l’italien par Claude Poncet

ÉQUIPE ARTISTIQUE

adaptation et mise en scène Matthieu Roy
scénographie Gaspard Pinta
costumes Isabelle Deffin
création lumières Manuel Desfeux
création de l’espace sonore Mathilde Billaud
régie son Alban Guillemot
régie générale et lumière Gabriel Galenne
stagiaire costume Marine Roussel
photographies Alain Fonteray
administration et production Jean-Baptiste Pasquier – Bureau formART

DISTRIBUTION

léda Johanna Silberstein
silvio
Philippe Canales

durée 45 minutes
jauge limitée 80 places

PRODUCTION

La Cie du VEILLEUR, associée à la Maison du Comédien Maria Casarès, coproduction Le Théâtre de Thouars, Scène conventionnée, avec le soutien de la DRAC Poitou-Charentes et la participation artistique du Jeune Théâtre National (JTN).
La Cie du VEILLEUR est conventionnée par la Région Poitou-Charentes.

La pièce a été créée en décembre 2008 en résidence au Théâtre de Thouars.


TOURNÉES

saison 2011/2012

» Le Carré, Scène Nationale de Chateau Gontier, le 7 février à 19h et 21h
» La Closerie, à Montreuil-Bellay, le 20 mars à 20h45
» MA Scène Nationale, Montbéliard, les 12 et 13 avril
» Le centre des Bords de Marne, Le Perreux-sur-Marne, du 22 au 25 mai à 20h30

saison 2010/2011

» Théâtre 140, Bruxelles, du 4 au 8 octobre
» Le Théâtre d’Angoulême, Scène Nationale, du 12 au 16 octobre
» Le TAP, Scène Nationale de Poitiers, du 18 au 22 octobre
» L’Avant-Scène de Cognac, Scène Conventionnée, le 23 novembre
» La Comédie de Valence, du 11 au 14 janvier
» Comédie Itinérante, du 1er janvier au 10 février
» La Scène Nationale de Petit-Quevilly – Mont-Saint-Aignan, les 15 et 16 février
» Le Château de Morsang-sur-Orge, le 5 mars
» Le Théâtre des Bergeries à Noisy-le-Sec, les 19 et 20 mars
» Le Festival Au village de Brioux-sur-Boutonne, les 2 et 3 juillet

saison 2009/2010

» La Maison du Comédien à Alloue, le 19 septembre
» L’Onde, théâtre et centre d’art de Vélizy-Villacoublay, du 13 au 15 avril
» La Margelle, Théâtre municipal de Civray, les 22 et 23 avril

saison 2008/2009

» Théâtre de Thouars, Scène Conventionnée, du 3 au 5 décembre
» Théâtre Toujours à l’Horizon, La Rochelle, du 9 au 13 décembre
» La Comédie de Reims, CDN Champagne-Ardenne, du 15 au 28 janvier
» Le Gallia Théâtre de Saintes, Scène Conventionnée, les 17 et 18 mars
» Festival Premières, Théâtre National de Strasbourg, du 5 au 7 juin
» La Manufacture, Collectif contemporain au Festival Off d’Avignon, du 8 au 28 juillet

Soit 109 représentations.


NOTE D’INTENTION ET DE MISE EN SCÈNE

« Je me rendis compte que deux choses seulement pouvaient me sauver : l’amour d’une femme et la création artistique. Il me semblait avoir droit à l’amour comme tous les autres hommes sur terre et quant à la création artistique j’étais convaincu d’y être porté par la nature de mes goûts et par un talent que, dans mes moments d’optimisme, je croyais posséder. »

Dès les premières pages de L’amour conjugal, Silvio, le personnage principal, s’adresse au lecteur d’une voix douce et délicate. Il dresse le portrait de sa femme, Léda, d’une beauté singulière et se présente au lecteur comme un esthète. Son désir le plus grand serait d’écrire et d’être publié. Pour accomplir son dessein, il décide que sa femme devienne sa Muse à lui. L’écrivain se lance à corps perdu dans le récit de leur union : l’histoire de leur mariage. Finalement l’histoire écrite, celle que nous lirons dans le roman d’Alberto Moravia, sera le récit d’une trahison : celui de cette femme qui se donna, une nuit, à un barbier.

En adaptant ce roman pour la scène, j’ai tenu à préserver les différents niveaux de langue et la multiplicité des adresses de son auteur. Non pas en opérant un passage systématique au discours direct mais en conservant l’alternance entre un discours intérieur, un discours ouvertement adressé au lecteur et les scènes dialoguées.

En resserrant l’intrigue autour du couple, j’ai préféré susciter l’évocation du barbier à sa présence effective sur le plateau. La trahison se révèle d’autant plus violente qu’on se contente de la décrire par les yeux de cet homme trahit. Le rôle de la femme se révèle alors central, énigmatique et insaisissable : un pivot autour duquel gravite toutes projections.

Le dispositif scénographique plonge les spectateurs au cœur même de l’intrigue : ils sont invités à partager l’espace intime du couple : leur salle à manger. Dans un rapport bi-frontal, chacun des spectateurs écoute, à l’aide d’un casque audio, le texte de la pièce.

Cette proximité physique avec le corps et la voix des acteurs accentue le rapport d’intimité que le lecteur entretient avec son livre. Ce dispositif permet un travail de grande précision de spatialisation du son qui rend compte de la multiplicité des adresses du roman. Il permet de jouer des effets de « zoom » tout en opérant une dissociation sensible entre ce qui peut-être dit, penser, vécu ou encore intérioriser par le narrateur, en regard de ce qui se joue dans le quotidien du couple.

Matthieu Roy


VIDÉOS

présentation par matthieu roy

reportage france 3


TÉLÉCHARGEMENT

dossier artistique